25 juin 2023 du Porge à Arès
Aujourd'hui, c'est une étape plus modeste, une petite vingtaine de kilomètres, par une atmosphère un peu moins chaude, on ne dépasse plus guère les 30 degrés.
Mais c'est un moment important malgré tout, car aujourd'hui je tourne la page des hébergements jacquaires: Christine était mon "dessert "si l'on peut dire ! Elle m'a dit sa déception de ne pas convaincre d'autres gens de faire ce genre de démarche : accueillir des pèlerins. En tout cas, comme tous les autres accueillants, je la remercie chaleureusement de m'avoir acceptée, et de m'avoir confié sa maison... et son chien Murdoch! Nous avons passé un excellent moment ensemble !
Désormais, pour les quelques jours qui restent, j'aurai recours à des campings ou des locations Airbnb. Si seulement les campings cessaient d' imposer 2 nuitées au minimum et pratiquaient des tarifs raisonnables!
Je remets la carte pour que vous puissiez voir l'ensemble du parcours et admirer l'aspect rectiligne de l'étape du jour (entre 120 et 140). De plus Christine me conseille de prendre la piste cyclable pour éviter du sable et des moustiques ! Mais cela m'impose une ligne droite sans fin de 10 km !
C'est long! Au début je marche avec énergie et détermination, mais progressivement je me mets à réfléchir en marchant au programme des jours qui viennent : comment me loger au mieux dans cet endroit où tout n'est que commerce et histoire de gros sous? Et je fais des pauses fréquentes pour trouver des solutions sur Internet...
Le château d'eau et l'église de Le Porge
En partant je salue au passage un vénérable platane de 170 ans:
Dans la région, on facilite le travail au facteur , les boîtes aux lettres sont regroupées pour plusieurs maisons.
Enfin j'arrive à Lège-Cap-Ferret puis à Arès.
L'église d'Arès est bien sûr fermée, mais je vois qu'une petite partie de la façade a été nettoyée. À nous d'imaginer comment ce serait si tout était nettoyé !
Enfin me voilà à l'océan, au bord du bassin d'Arcachon où une vaste étendue de prés salés rappelle un peu la baie du Mont Saint-Michel. La marée est basse et pour le moment je ne verrai pas d'eau dans le bassin !
Les prés salés de l'extrémité du bassin (réserve naturelle)
Une longue jetée est tout ce qui reste du port primitif d'Arès. Au bout, la statue d'une femme qui semble attendre le retour des bateaux...
Sur cette jetée, peu de monde, mais je croiserai deux couples qui s'intéressent à mon chemin et qui projettent de partir eux aussi pour Compostelle... à la retraite !
Pour rejoindre le "camping des écureuils", je longe la plage et les bateaux abandonnés par la marée...
Il faut encore traverser une partie de la ville alors qu'il fait si chaud...
Enfin je peux récupérer mon mobil-home et déguster une bonne bière du Médoc !
Un petit tour dans la piscine, mais l'eau y est si chaude que ça ne rafraîchit même pas, et j'attaque le problème de la fin de l'aventure : le Chemin pour moi s'arrête à Biganos (le tracé descend ensuite vers Sanguinet, Mimizan, Biarritz, mais mon "Santiago" de l'année, c'est Biganos, ville dotée d'une gare!).
La cerise sur le gâteau pour moi sera Arcachon que je rejoindrai en train.
La surprise du jour, c'est que, pour mon retour, les Bordeaux-Strasbourg sont complets et je vais devoir échafauder un plan plus compliqué que prévu pour rentrer! Mais je sais calculer...
Inscrivez-vous au blog
Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour
Rejoignez les 32 autres membres